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La Presse lors de la sortie originale de Cordes et Lames

Les Nouvelles Litteraires(…)ce disque est exceptionnel. Si exceptionnel qu’on ne se pose plus du tout la question de savoir s’il est marginal ou non. Il l’est en tout cas dans la mesure où l’on n’en trouve pas souvent d’aussi réussi. Cordes et Lames confirme pleinement la flatteuse rumeur qui, depuis quelques mois, court à Paris au sujet de ce groupe ébouriffant réuni autour de l’accordéoniste Francis Varis et du guitariste Dominique Cravic. (…) un disque tour à tour (et souvent à la fois) torride, subtil, délicieux, canaille, serein, exalté, troublant et limpide. D’ores et déjà, Varis enfile le sillage des meilleurs spécialistes modernes d’un instrument difficile (Gumina, Marocco) ; quant à Cravic, il emporte l’adhésion par un mélange très rare de puissance et de flexibilité, de swing et de lyrisme. Après cela, écoutez-les ensemble : c’est encore quelque chose de plus. Corps et âme.  Bloody and soft…
Alain GerberLes Nouvelles Littéraires


Jazz MagazineÀ l’affiche, deux jeunes musiciens pétris de talent. Francis Varis est un accordéoniste superbement doué dont l’art captive d’emblée par sa modernité ; ses improvisations témoignent d’un sens harmonique subtil et son phrasé, aux accents typiquement jazzy, est toujours impeccablement articulé quelque soit le tempo. (…) Quand au second, Dominique Cravic, on constate qu’il possède également de bien belles vertus, au premier chef : concision, équilibre et mise en place rigoureuse du discours mélodique. (…)
Une magnifique réussite.
Claude ObergJazz Magazine


À bras le corps, enlacé comme un moscovite, envaguant ses boutons chromés, l’accordéon exsude le jazz. Le jazz et la danse ; mentale ? physique ? Qu’importe d’où vient la sarabande, d’où naît la bamboula. Quand la boîte de Varis expire ses dévergondages, le jazz et la java et le musette et le cool et le bop et la carmagnole reprennent la Bastille, capitale mondiale d’un instrument méprisé. Certes, Gus Viseur avait conjuré la malédiction. Un temps. La suite ressemblait à de l’oubli. Et Varis survient. Avec son orgie de talents, contrebandier lumineux qui n’acquitte pas de péage aux gabelous du mauvais sort.
Aux côtés de Varis, Cravic, une fontaine de bon goût et de jolies notes. Souverain, intense, capiteux, le guitariste exhorte son copain, lui réplique, improvise et met dans le mille, dans le cent mille même. On retiendra aussi la présence de Pif le bien, Dominique Pifarely, qui s’affirme d’une importance égale à celle d’un Ponty… Bref, cordes sensibles et fines lâmes.
G.M.Guitare et Claviers


Jazz Magazine« Cordes et Lames » renoue avec une tradition bien française, peu connue et pourtant célèbre, celle de la guitare et l’accordéon associés : Django Reinhardt et Gus Viseur. Varis et Cravic se situent à la fois dans cette tradition et son explosion : la poésie gouailleuse du bel accordéon, mais avec l’apport de Charlie Parker, Miles Davis et Thelonious Monk ; la guitare des gitans, soit, mais avec les harmonies de Lennie Tristano, Jimmy Raney et Jim Hall.
François Billard,  Jazz Magazine