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Bab-el-med, Muzzika septembre 2014

Raul Barboza, Francis Varis, Zé Luis Nascimento, Chamamemusette !

Le Hangar/Socadisc

COUV-CHAMAMEMUSETTEVoilà deux immenses accordéonistes réunis, venant chacun d’univers différents. L’un, Francis, est français, et bien qu’il se frotte volontiers aux musiques du monde, est nourri de musique classique européenne - son dernier album nous offrait des suites de Bach, qui sont sa pratique quotidienne chaque matin. En outre, comme tout accordéoniste français, Francis Varis est pétri de musette, cette musique populaire de danse qui coïncida avec l’âge d’or de l’accordéon, pendant toute la première moitié du XX° siècle - quand les bals populaires animaient encore les samedis soirs de la France entière.

Face à lui, Raul Barboza, Argentin, est pénétré du «Chamame», cette musique du Nord-Est de l’Argentine, reposant sur l’accordéon et la guitare, et qui comme le forro brésilien, mêle les traditions musicales des Indiens et celles apportées par les émigrants européens. Chamame qui intègre, comme les musiques des Indiens d’Amérique du Sud aiment le faire, les sons d’oiseaux et de la forêt, pour les reproduire avec des instruments...

Voilà donc un disque magnifique - car la somme de deux talents est toujours, en musique, un multiple de deux ! Surtout si l’on y joint un troisième artiste, pour rythmer tout cela, le percussionniste brésilien Zé Luis Nascimento, qui accompagne souvent les rencontres musicales rares. Nos deux accordéonistes-poètes - c’est ainsi que nous les avons baptisés - y livrent un répertoire mêlé, qui inclut «La foule» que chanta Piaf - originellement une chanson vénézuelienne intitulée «Que nadie sepa mi sufrir» (Que personne ne connaisse ma souffrance) ; des compositions de Jo Privat (9 rue de Lappe) ou Gus Viseur (Swing valse), rois disparus du musette ; et des compositions originales de l’un (Indécise, de Francis Varis) ou de l’autre (Gaucho de Porto Alegre, de Raul Barboza).

Pourquoi «accordéonistes-poètes» ? Car chacun sait dévoiler la part poétique d’un instrument lorsqu’il se fait léger, allusion, souffle, plaisir chuchoté tout bas. Ecoutez, c’est magique et doucement euphorisant ... comme une valse musette, comme une journée passée en forêt, avec les oiseaux...

Nadia Khouri-Dagher,  Babelmed  Muzzika  septembre 2014

L'autre bistrot des accordéons (Blog) - 29 août 2014

francis-varis-accordeon-chamamemusette... Depuis la réception de "Chamamemusette", nous l'avons écouté trois fois. En boucle. Une fois aurait suffi pour comprendre cette évidence : cet album est une vraie réussite. On pouvait s'y attendre. En tout cas, notre admiration pour Francis Varis, accordéon-piano, pour Raul Barboza, accordéon-boutons et pour Ze Luis Nascimento aux percussions nous avait préparé à cette évidence. D'une part, un Français, qui a parcouru le monde en tous sens et qui a croisé avec un égal bonheur maints styles de musique : musette, jazz, musiques méditerranéennes... Bach, les suites pour violoncelle  ; d'autre part, un Argentin, qui a aussi, à partir de son Amérique du Sud, parcouru l'Atlantique aller-retour maintes fois ; enfin un percussionniste brésilien dont on ne compte plus le nombre d'albums ; bref ! un trio de haut vol. Un vrai trio avec un son immédiatement identifiable. Non pas la simple addition de trois talents et de trois styles ; non ! Un style spécifique. La rencontre donc de trois instrumentistes : deux accordéonistes et un percussionniste. La rencontre aussi de trois styles de musique : le chamamé, dont Raul Barboza est l'un des plus prestigieux représentants ; le musette, à la fois ancré dans l'univers parisien et métissé par le jeu d'influences diverses ; les percussions avec leur chaleur et leurs couleurs brésiliennes.

L'album est donc composé de onze titres : 1. trio ; 2. duo Varis/Barboza ; 3. trio ; 4. trio ; 5. duo Varis/Barboza ; 6. trio ; 7. solo Varis ; 8. duo Barboza/Nascimento ; 9. duo Varis/Nascimento ; 10. trio ; 11. solo Barboza. Un bel équilibre ! Onze pièces d'une durée entre 3:30 et 4:50. Une forte unité et une cohérence qui s'impose dès la première écoute. En tout cas, un album comme un puzzle dont les pièces se font écho et qui se construit au fur et à mesure de l'écoute comme un ensemble. Pas seulement comme une suite de morceaux.

Parmi les pièces donc de cet album, j'en ai découvert certaines et reconnu d'autres. Reconnue : "Que Nadie Sepa Mi Sufrir (La Foule)", qui introduit l'ensemble avec bonheur. Comme on connait bien cette mélodie, on a tout loisir, d'entrée de jeu, de bien apprécier la complémentarité et la spécificité du trio. Reconnues encore : "Neuf Rue de Lappe" de Jo Privat, "Indifférence" de Murena et Colombo, "Swing Valse" de Gus Viseur. Mais encore, "La Tierra Sin Mal" de Barboza ou "Gaucho de Porto Alegre" du même.

Parmi les inédits, du moins pour moi, "Indécise" ou "Chamamemusette" de F. Varis, "Improvisacion" ou "Sans Réponse" de Barboza. Avec une affection particulière pour la valse "Indécise" qui pourrait faire partie des classiques comme les autres valses de cet album.

A l'heure actuelle, je sais que cet album fait partie de mes albums de prédilection. C'est une évidence qui n'implique aucune démonstration, ni raisonnement pour être fondée. Le plaisir suffit comme justification. Par contre, il est plus difficile d'expliciter et encore plus difficile d'analyser cette évidence pour essayer de la partager. Dans un texte de présentation, Philippe Krümm, écrit ces mots à propos de la musique de cet album : "Et l'on comprend alors le sens des mots suivants : générosité, partage, complicité, gourmandise..." Pour ma part, je souscris à cette proposition, mais j'y ajouterais volontiers quelques éléments supplémentaires. Dans un article en date du dimanche 17 août, j'essayais de montrer la présence de trois composantes d'un concert réussi, à savoir la maîtrise technique, la créativité et l'émotion. Je reprendrais volontiers ici ces mêmes trois éléments pour expliquer pourquoi cet album est pour moi un tel plaisir. Mais, dans un autre article en date du 21, je me faisais l'écho d'une analyse de Françoise qui ajoutait à ces trois éléments un quatrième qu'elle identifiait comme "relâchement". Je reprends ici son idée : on perçoit bien en effet dans le jeu et la présence du trio un relâchement, non point au sens de défaut d'énergie mais, tout au contraire, au sens d'absence de crispation, au sens d'énergie bien contrôlée. Réflexion faite, ce serait en effet ce que je retiendrais en priorité de ces premières écoutes de "Chamamemusette",  une énergie
harmonieusement  distribuée. Du grand art !

Michel Rebinguet, l'Autre Bistrot des Accordéons 29 août 2014

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La Savoie

Culture /chroniques disques

Bach, suites pour violoncelle 1,5 et 6, Francis Varis

Évidemment, Bach et ses suites époustouflantes au violoncelle, mais cette fois interprétées à l'accordéon. Étonnant travail de Francis Varis qui produit des suites de Bach d'une étrange légèreté, teintées d'une émotion à fleur de peau.
L'accordéoniste les joue, les anime, les sculpte même, dans la plus stricte sobriété (aucun grand coup de soufflet, pas plus de trémolo ou de longueurs, on saisit le travail, la précision et toute la fréquentation quotidienne d'une musique de la vie) et impose à la musicalité de la composition celle de la beauté des silences, celle d'une vibrante sensibilité. Offrant en prime une impression de pérégrination, de voyage incessant. Son piano à bretelles devenant instrument à corde ou à vent ou tout ensemble selon les moments et on entend soudain toute la force, la créativité, l'invite populaire de l'immense Jean-Sébastien Bach. Violoncelle et accordéon eurent pu très bien se répondre à splendeur équivalente sur ces séries de gigues, courantes, allemendes, gavottes ou sarabandes. Du très grand art.

Luc Monge, la Savoie, 10 octobre 2012

ENA hors les murs

L'ENA hors les murs

musique baroque, Johann Sebastian Bach

Suites pour violoncelle 1, 5 et 6

Francis VARIS, accordéon.

Pour Francis Varis, les suites pour violoncelle constituent une escapade, une méditation maintes et maintes fois abordée, un archipel où il fait bon se ressourcer. C'est plus précisément pendant ses pérégrinations musicales à travers le monde entier que cet accordéoniste inclassable a fait escale chaque matin de nuit d'hôtel sur les terres de J.S.Bach. Restée personnelle jusqu'à maintenant, cette "rumination" est partagée en cet enregistrement et elle y trouve son parfait accomplissement.
Immédiatement, la qualité du timbre de l'accordéon provoque la surprise car ici, l'habituelle solennité du violoncelle, son amplitude et sa puissance s'estompent devant une voix plus intime, comme prise de l'intérieur même de l'instrument, son âme. La vibration change, elle aussi, façonnée par les soufflets de l'instrument. Cependant, de même que le violoncelliste travaille ses phrases au passage de l'archet, l'accordéoniste les sculpte à l'air de ses soufflets. D'un souffle à l'autre, d'un frottement à l'autre, l'articulation des instruments se ressemble étrangement. Il est vrai que violoncelle et accordéon doivent tirer et pousser s'ils veulent vaincre l'aphonie! C'est ce que traduit fort bien Francis Varis lorsqu'il écrit :"Les vents et les cordes ont une merveilleuse puissance expressive, ils peuvent littéralement donner chair à la mélodie."
La puissance expressive, voilà bien ce que l'on peut retenir de cette interprétation. Du reste, tel un sculpteur, Francis Varis fait apparaître du flux continuel des notes écrites par Bach, un relief, des formes, au gré de ses césures et respirations. Les attaques elles-même, d'une infinie délicatesse, permettent au son d'affleurer le silence... ou de le rompre énergiquement. Le dessin étant pleinement maîtrisé, il ne reste plus à Francis Varis qu'à réger la question de la vitesse du crayon. Là encore, pur bonheur que de suivre les élancements et les retenues parfaitement corrélées en une chorégraphie magnifique de notes. Enfin, l'utilisation des notes de basse de l'accordéon, riches en harmoniques, pour obtenir les sons les plus graves de la partition, instaurent une véritable ponctuation. Lors, découle de ces suites un pouvoir de narration plus explicite que d'ordinaire.
Sans doute, ces oeuvres entre parenthèses, en transitant par Kigali, Séoul, Istamboul, Lille ou Jaïpur, entre autres villes de passages obligés pour les concerts de Francis, se sont imprégnées de nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs. Autant d'atmosphères modelant de manière indicible le jeu subtil et poétique de cet accordéoniste. Autant d'invitations à entendre Bach autrement, pour notre plus grand épanouissement de mélomane, évidemment...

L'ENA hors les murs, juin 2012

ClassicaLogo Classica

Collection Jazz in Paris

Cordes et Lames

couverture ClassicaCette collection imaginée et mise en oeuvre par Daniel Richard il y a quelques années se poursuit désormais sous forme de digipacks de deux CD pourvus comme toujours d'un livret illustré très documenté, soigneusement restaurés et mettant à disposition les enregistrements effectués à Paris de musiciens français et étrangers (...)
La deuxième tranche de parution permet ainsi de retrouver (...) les trois albums remarquables des ensembles regroupés autoue de Dominique cravic, Didier Roussin et Francis Varis. (...)
L'intérêt est exceptionnel, qui remet à disposition dans des conditions optimales quelques joyaux de ce que fut la création jazzistique des musiciens français durant trois décennies hautes en réussites et découvertes.


Choc ClassicaCHOC de CLASSICA
Cravic / Roussin / Varis
Cordes et Lames
Emarcy 2797658 (Universal)

Jean-Pierre Jackson, CLASSICA n°143 juin 2012

Bab-el-med, Muzzika mai 2012

FRANCIS VARIS, Bach

Suites pour violoncelle 1,5 et 6, Socadisc

L'accordéoniste Francis Varis en état de grâce avec ses Suites de Bach, sa nourriture sprituelle quotidienne...

J'ai en tendu - et vu jouer! - Francis Varis pour la première fois lors de mon premier concert de Titi Robin, dans une commune au Sud de Paris, il y a cinq ou six ans. J'avais été totalement émerveillée par le jeu d'accordéon de cet artiste, les sons incroyablement subtils qu'il parvenait à tirer de cet instrument, qui devenait aérien et léger sous ses doigts, et d'une rare intensité... Bref, ce concert avait été une double rencontre musicale: avec Titi Robin, et avec celui qui l'accompagne à l'accordéon depuis 15 ans!

Voici Francis Varis pour la première fois dans un disque en solo - pour les Suites de Bach, qu'il joue chaque matin que Dieu fait, à l'aube, ainsi que le raconte dans le livret Titi Robin, que Francis Varis accompagne dans ses tournées de par le monde: "Chaque matin, dans un nouvel hôtel, dans une nouvelle capitale, on reconnaît, venant d'une chambre proche, la poésie dense et sereine du cantor de Leipzig, à travers le souffle de l'accordéon de notre compagnon Francis Varis. C'est ainsi depuis des années, notre Bach bien aimé comme voyageur clandestin, sans passeport, quels que soient les rivages, la couleur du ciel, nous éveille à l'aube... musique pure".

Et Francis Varis explique à son tour: "Je commence toutes les journées où je le peux en jouant les Suites pour violoncelle... Depuis tout jeune elles m'émeuvent! L'épure, l'intimité, le silence, l'espace à l'intérieur même de la musique concourent à ce mélange - miraculeux - de liberté et de sérénité qui est ma meilleure définition de la Grâce".

Il y a deux ans, Richard Galliano nous livrait, accompagné de musiciens classiques, sa vision de Bach à l'accordéon. Francis Varis nous offre une autre lecture, où l'accordéon remplace le violoncelle comme instrument solo. Un magnifique hommage à la fois au grand Bach, et à cet instrument que certains méconnaissent et appellent injustement "populaire", mais qui peut pourtant s'élever - on le voit ici - à des sommets de noblesse et de spiritualité...

Nadia Khouri-Dagher

Les suites de Bach

couv accordeon accordeoniste mars 2012« Classique, jazz, chanson, musiques du monde, rien n'arrête son envie de comprendre, de rencontrer, d'interpréter de vivre la musique avec un instrument différent. Le travail de Francis Varis avec, entre autres, Titi Robin est unique et remarquable. L'accordéoniste touches piano est sans frontières. Pour lui la musique est un art au service des sentiments. Quoi de plus beau ? »
Philippe Krümm. Éditorial d'Accordéon et accordéonistes. Mars 2012.


« Accordéoniste éclectique, Francis Varis navigue d'une rive à l'autre. Il parcourt le monde et pose des notes, des souffles, des silences au gré de ses explorations. Tout est délicatesse, plein de nuances... Jamais de trop... Tout est juste. Tout est émotion. Du classique au jazz en passant par toutes les musiques du monde, ses mélodies s'impriment dans la vie. »
Françoise Jallot. Accordéon et accordéonistes. Mars 2012.

Lire l'intégralité de l'article ici.


L'autre bistrot des accordéons (Blog)

Dimanche 18 mars - francis varis : suites pour violoncelle 1, 5 et 6 de j.-s. bach

"Samedi, midi. Dans la boite à lettres, une enveloppe ; à l'intérieur, l'album de Francis Varis :"Bach, Suites pour violoncelle 1, 5 et 6 / Francis Varis, accordéon". Absilone, Francis Varis, 2012.
D'abord, c'est un bel objet. On est à cent lieues d'un flux téléchargé. C'est un vrai plaisir de découvrir la pochette et la couverture. Un plaisir encore de parcourir le livret de présentation. Un beau textre de Titi Robin qui raconte comment Bach et ces suites accompagnent, chaque matin, leurs tournées de Perpignan à Lisbonne, d'Oslo à Londres, de Jaipur à Calcutta,..."
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Lundi 19 mars - francis varis : à propos des suites 1, 5 et 6 pour violoncelle de j.-s. bach

"J'ai dit, dans mon post précédent, mon plaisir à l'écoute de l'album de Francis Varis consacré aux "Suites pour violoncelle 1, 5 et 6" de Jean-Sébastien Bach. Depuis hier, il tourne presque sans cesse et je sens bien que je ne suis pas près d'en épuiser les qualités. Mais, tout en écoutant ces suites, j'ai lu avec attention la page du livret rédigée par Francis Varis et cette lecture m'a permis d'approfondir ma perception..."
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Réédition de Cordes et Lames

La véritable histoire de Cordes et lames à l'occasion de la réédition de leurs disques

Cordes-et-lamesEn guise d'intro reprenons ce que le regretté Didier Roussin écrivait dans jazz swing journal (revue créée par l'ami Saussois) lors de la sortie du disque accordeon madness :  «je ne vous ai jamais causé en détail du groupe Cordes et lames et de ses deux fondateurs- j'en profite pour vous glisser deux trois mots- c'est une bonne première leçon de début de rentrée scolaire et une excellente révision pour les redoublants »

Cordes et lames

Les cordes c'est Dominique Cravic, les lames, Francis Varis; formé fin 1981 par les deux compères, le groupe démarre par un concert au CIM en 82; la section rythmique est composée de Richard Portier à la batterie et Patrice Caratini à la contrebasse; leurs succèderont, Jean-Claude Jouy pour la batterie, Yves Torchinsky, Hélène Labarrière et Pierre Maingourd à la contrebasse.
Né en 1946, le jeune Dominique Cravic, qui aime Brassens, Big Bill Broonzy et le jazz, commence la guitare en autodidacte; ado il joue dans les bals tout en se passionnant pour Baden Powell, Joao Gilberto ou Atahualpa Yupanqui; il suit ensuite une formation classique traditionnelle (conservatoire, maitrise de musicologie); Il entre dans le Chicot à bois sec, groupe zydeco-cajun dans lequel sévit un certain Francis Varis. En 1973, il rencontre Didier Roussin et forme Bluestory avec lui. Musicien complet, Dominique Cravic est un fin guitariste au swing élégant, un chanteur au timbre de voix très particulier, un compositeur de thèmes aux harmonies subtiles et un arrangeur délicat. » Dominique Cravic collectionne les amours et les rencontres musicales avec la passion méthodique d'un commandant Cousteau pour la protection des espèces menacées » lisait-on alors dans « 7 à paris »

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La Presse lors de la sortie originale de Cordes et Lames

Les Nouvelles Litteraires(…)ce disque est exceptionnel. Si exceptionnel qu’on ne se pose plus du tout la question de savoir s’il est marginal ou non. Il l’est en tout cas dans la mesure où l’on n’en trouve pas souvent d’aussi réussi. Cordes et Lames confirme pleinement la flatteuse rumeur qui, depuis quelques mois, court à Paris au sujet de ce groupe ébouriffant réuni autour de l’accordéoniste Francis Varis et du guitariste Dominique Cravic. (…) un disque tour à tour (et souvent à la fois) torride, subtil, délicieux, canaille, serein, exalté, troublant et limpide. D’ores et déjà, Varis enfile le sillage des meilleurs spécialistes modernes d’un instrument difficile (Gumina, Marocco) ; quant à Cravic, il emporte l’adhésion par un mélange très rare de puissance et de flexibilité, de swing et de lyrisme. Après cela, écoutez-les ensemble : c’est encore quelque chose de plus. Corps et âme.  Bloody and soft…
Alain GerberLes Nouvelles Littéraires


Jazz MagazineÀ l’affiche, deux jeunes musiciens pétris de talent. Francis Varis est un accordéoniste superbement doué dont l’art captive d’emblée par sa modernité ; ses improvisations témoignent d’un sens harmonique subtil et son phrasé, aux accents typiquement jazzy, est toujours impeccablement articulé quelque soit le tempo. (…) Quand au second, Dominique Cravic, on constate qu’il possède également de bien belles vertus, au premier chef : concision, équilibre et mise en place rigoureuse du discours mélodique. (…)
Une magnifique réussite.
Claude ObergJazz Magazine


À bras le corps, enlacé comme un moscovite, envaguant ses boutons chromés, l’accordéon exsude le jazz. Le jazz et la danse ; mentale ? physique ? Qu’importe d’où vient la sarabande, d’où naît la bamboula. Quand la boîte de Varis expire ses dévergondages, le jazz et la java et le musette et le cool et le bop et la carmagnole reprennent la Bastille, capitale mondiale d’un instrument méprisé. Certes, Gus Viseur avait conjuré la malédiction. Un temps. La suite ressemblait à de l’oubli. Et Varis survient. Avec son orgie de talents, contrebandier lumineux qui n’acquitte pas de péage aux gabelous du mauvais sort.
Aux côtés de Varis, Cravic, une fontaine de bon goût et de jolies notes. Souverain, intense, capiteux, le guitariste exhorte son copain, lui réplique, improvise et met dans le mille, dans le cent mille même. On retiendra aussi la présence de Pif le bien, Dominique Pifarely, qui s’affirme d’une importance égale à celle d’un Ponty… Bref, cordes sensibles et fines lâmes.
G.M.Guitare et Claviers


Jazz Magazine« Cordes et Lames » renoue avec une tradition bien française, peu connue et pourtant célèbre, celle de la guitare et l’accordéon associés : Django Reinhardt et Gus Viseur. Varis et Cravic se situent à la fois dans cette tradition et son explosion : la poésie gouailleuse du bel accordéon, mais avec l’apport de Charlie Parker, Miles Davis et Thelonious Monk ; la guitare des gitans, soit, mais avec les harmonies de Lennie Tristano, Jimmy Raney et Jim Hall.
François Billard,  Jazz Magazine

Accordéon Magazine

n°61 février 2001

Accordeon Magazine 02 2001-1pt Accordeon Magazine 02 2001-2pt Accordeon Magazine 02 2001-3pt
Accordeon Magazine 02 2001-4pt Accordeon Magazine 02 2001-5pt Accordeon Magazine 02 2001-6pt

Ivry Port Bolovaristiboum

Les Inrocks« (…)  Face aux deux accordéons et percussions légères, on s’attend à du jazz, de la musique contemporaine, du musette, de la world music et d’autres choses encore, non identifiées.. On a raison. En premier lieu, et à l’occasion de ce nouvel album, Bolo Varis Tiboum célèbre le plaisir charnel et vaguement égoïste d’être ensemble, de retrouver l’alchimie délicate de ces rencontres où les notes deviennent esperanto. La collectivité fait alors passer les qualités individuelles à la surmultipliée : Varis et Bolognesi peuvent tricoter comme des fous des arpèges hilares, Guignon transformera ses bongos en trampoline. D’un jazz sensuel à l’hommage rendu à Jo Privat, le trio bée : d’admiration et d’esprit d’ouverture.
L’autre charme d’Ivry Port est son offrande à la vie : ici, les cymbales sont frappées sans baguettes, les accordéons ahanent en un souffle parasite et on prend la mesure du temps, en des instants délicieux où rien ne se passe, hormis le plaisir qui vient. L’approche libertaire des trois musiciens est une réponse cinglante, et juvénile, au polissage du son : les ronflements de soufflets, bruissements de percussions-jouets ne sont définitivement pas des scories, mais de nouveaux éléments, terriblement humains, à ajouter à ces chansons du cœur.
Enfin, cet album est précieux pour le point (final !) qu’il met à la soit-disant résurrection du piano à bretelles. Toujours présent dans les déhanchements érotiques, l’appel du grand large _ de la pampa argentine au Balajo _, l’accordéon n’est touche exotique que pour les faibles de jugement, et n’a finalement que peu de liens avec la nostalgie. Ivry Port n’offre pas que le souvenir du parfum mazouté de l’Atalante de Jean Vigo ; il en redéfinit la pertinence, la clarté et l’humanisme. Et le reste, on s’en fout. »
Christian Larrède. Les Inrockuptibles.



Le Nouvel Observateur« L’accordéon est aujourd’hui en pleine renaissance. À preuve ce délicieux enregistrement de Jacques Bolognesi et de Francis Varis, soutenus par le percussioniste Pierre « Tiboum » Guignon. Jazz ? Musette ? Blues de Paris ? Oui, et tant d’autres choses encore… »
Bernard Loupias. Le nouvel Observateur.


Accordeon Magazine«  (…) Avec ce très beau disque qui « parle » avant tout de musique, BoloVarisTiboum nous démontre brillamment que l’instrument n’a plus à être défendu ou réhabilité, qu’il est enfin une voix comme une autre. »
Francis Couvreux. Accordéon Magazine.


L Express«  (…) Leur dernier album est un bijou de musique buissonnière et de fantaisie rythmique. »
Martine Lachaud. l’Express

Ombre

Jazzman« (…)Romane a fait cette fois-ci appel à l’accordéon jazz de Francis Varis qui se fond idéalement dans cet univers où l’on retrouve avec autant de plaisir le violon plein de fraîcheur de Florin Niculescu. Un disque de plaisir, où l’on ne sait ce qu’il faut louer le plus, de l’enthousiasme et de la musicalité des participants ou de la plume décidément très inspirée du compositeur Romane.
Arnaud Merlin. JAZZMAN



Les Inrocks«  (…) Embringuant dans un périple swing, aérien, une troupe de va-nu-pieds émérite _ à commencer par l’étincelant accordéoniste Francis Varis, ange tutélaire des deux volumes de Paris Musette. Leur osmose écrit une nouvelle page de plaisir du jazz manouche. Un vent rafraîchissant de fronde musicale souffle sur ces larmes (un peu) et ces airs de fête. »
Christian Larrède. Les Inrockuptibles.

Accordéon Magazine

n°12 juillet 1996

Accordeon Magazine 21-07-96-1pt Accordeon Magazine 21-07-96-2pt

Le Parisien

Juillet 1995

le Parisien Petit

BoloVaris

Le Monde de la Musique« Il est des disques qui, à la première écoute, vous captivent, vous intriguent ou vous irritent. D’autres, d’emblée, vous deviennent indispensables ; « BoloVaris » est de ceux-là.
JazzmanAvancer comme explication que leurs auteurs, Jacques Bolognesi et Francis Varis, de superlatifs musiciens ayant le jazz dans le sang, savent transcrire, brillamment et intelligemment, cette passion sur un accordéon serait un peu facile.
Cela, au fond, ne forme pas l’essentiel qui réside dans cet impondérable supplément d’âme.
Un album précieux et rare. »
Alain Tercinet. Le Monde de la Musique - Jazzman


Jazz Hot« Depuis le CD Paris Musette de 1991, qui structurait le mouvement du new musette, nous avons eu beaucoup de réussites, mais ce BoloVaris en est une d’importance. C’est magnifique ; et s’il doit y avoir un jour deux branches du jazz qui soient françaises, ce seront le jazz manouche et le new musette. »
Michel Bedin. JAZZ HOT.


L Humanite Dimanche« Jacques Bolognesi et Francis Varis célèbrent ici la richesse d’un instrument souvent sous-estimé. Jazz et musette bras dessus, bras dessous. Paname et Harlem s’embrassent. Jubilatoire !
l’Humanité Dimanche.


Tele Loisirs« BoloVaris ? La symbiose ô combien musicale de l’accordéon de Jacques Bolognesi avec celui de Francis Varis. Le mariage étant sublimé par Jacques Mahieux à la batterie et les contrebasses de Jean-Philippe Viret et Yves Torchinsky. Le résultat : une famille épanouie où le musette et le jazz s’aiment d’amour fou. Avec BoloVaris, c’est la Nouvelle – Orléans à Joinville – le – Pont. C’est un régal.
Daniel Blain. Télé Loisirs

Paris Musette

Paris Musette PochetteParis Musette Petit

Lee Konitz Medium Rare

Medium Rare

Jazz Swing Journal« Le critère est infaillible ; on reconnaît un beau disque au simple fait que plus on l’écoute et plus on a envie de l’écouter. À chaque fois, on y découvre, au détour d’une phrase, une richesse, une subtilité, une nuance que l’on avait pas perçues aux premières auditions. Cette évidence se vérifie à l’écoute multiple du dernier album de Dominique Cravic et Francis Varis, les deux piliers du quartet, fondé en 1983, Cordes et Lames.  Après avoir accompagné le guitariste Tal Farlow, ils ont invité pour ce second enregistrement un musicien avec qui ils tournent déjà depuis plus d’une année, le grand Lee Konitz. Tant cette rencontre apparaît toute naturelle. Un même esprit de famille les réunit : celui, bien sûr, de Lennie Tristano.
Alain Gerber, dans son texte de présentation, parle au sujet de ce disque de « jazz de brume, jazz de braise ». C’est vrai qu’il flotte tout au long de ces plages un climat poétique, une espèce de brouillard nostalgique, réchauffé par le feu de l’exigence et de la ferveur. Dominique Cravic signe là quatre belles compositions dont « Medium Rare », à la mélodie entêtante, et une mélancolique valse à la mémoire de l’ami Laurent Goddet. Il fait preuve dans son dialogue avec Lee, sur les harmonies de « Monk’s Mood », d’un esprit de finesse tout à fait remarquable. Quant à l’alliage sonore issu de la rencontre de l’accordéon piano de Varis et de l’alto diaphane, avec cette pointe d’acidité si personnelle, de Lee Konitz, il procède d’une alchimie mystérieuse qui fait tout le charme de ce disque envoûtant, tout simplement unique. »
Pascal Anquetil. Jazz Swing Journal.


L Humanite Dimanche«Réalisé récemment en quintette avec le guitariste Dominique Cravic et l’accordéoniste Francis Varis, «Medium Rare» propose d’intenses joyaux dans un contexte feutré aux teintes de musette. »
l’Humanité Dimanche.


Five Spots JAZZ HOT :
Jazz HotFrédéric Gayer : «  (…)L’accordéon de Francis Varis se marie parfaitement à l’alto de Konitz.(…) »
Pierre André Lacout : «  (…) On retrouve Francis Varis  ici, survolant cette séance, aussi à l’aise dans ses chorus que dans les exposés des thèmes, très inventif dans ses dialogues avec Lee Konitz (Crystal Silence). (…) »
Pierre de Chocqueuse : «  (…) Konitz, toujours égal à lui-même, nous tient ici un beau discours. Son alto se marie fort bien à l’accordéon de Francis Varis (écoutez-les en duo sur Crystal Silence ). (…) »


« Accompagner Konitz, suivre ses tours et détours n’est pas une mince affaire. Il y faut un talent très spécial : le don de poésie.
Cravic et Varis, corps et âme, sont des enversificateurs. Ils explorent à mains nues l’envers des évidences. Tout un jardin à fleur(s) de peau, dans la brume qui se lève. »
Alain Gerber.